Graffiti ornemental effacé, 2025

Johann Bertrand Dhy

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Johann Bertrand Dhy, «Graffiti ornemental effacé», 2025, photographie : Grégory Valton
Johann Bertrand Dhy, «Graffiti ornemental effacé», 2025, photographie : Grégory Valton
Johann Bertrand Dhy, «Graffiti ornemental effacé», 2025, photographie : Grégory Valton

Graffiti ornemental effacé, 2025

Peinture gouache, vinylique et caséine sur papier 40 × 60 cm Projet en cours

Johann Bertrand Dhy est attentif aux traces qu’il perçoit dans la ville, fantômes d’écritures qui promènent leur silhouette incertaine sur la façade de certaines architectures.
Ces signes effacés, aux allures de codes cryptiques incompréhensibles, constituent un langage parmi d’autres, des signes visuels au charme mystérieux.

À partir d’un inventaire photographique, il traduit picturalement des esquisses d’architectures, traitées en camaïeu, en miroir des surfaces nettoyées prélevées dans les rues, qui cumulent des teintes en dégradé.

La notion de palimpseste mène son approche technique : il dessine ces signes de graffitis fantômes au drawing gum, une gomme à dessiner pelliculable pour la réalisation de travaux en réserve, puis les recouvre de gouache, comme pour élaborer un camouflage. L’esthétique du spray envahit certaines parties de la composition.

Ensuite, en retirant le drawing gum, la couche inférieure réapparaît : les écritures prises en sandwich dans cette stratification picturale s’apparentent à des taches flottantes, en suspens dans les limbes.

Eva Prouteau (extrait de l’article Effacement)
Septembre 2022, revue 303, n°172 Refaire le mur.